09/08/2012

Malonne: Réflexions d'un lecteur sur "L'affaire" Michelle Martin

Le blog étant un espace ouvert vous trouverez ci dessous les réflexions de Monsieur Charles Malisoux sur la venue de Michelle Martin à Malonne: 

IMG_4434 (Copier).JPGDans un premier temps, le R.P. SCHOLTES, Porte-parole des Evêques de Belgique, déclarait sur V.T.M. que la venue de Michelle MARTIN à MALONNE était le fruit d'une "décision  autonome de la Mère Supérieure" du Monastère des Clarisses, un peu comme si l'Eglise et sa hiérarchie n'étaient pas en capacité d'intervenir. Aujourd'hui, le même R.P. SCHOLTES apparaît comme le porte-parole de la Communauté. Ce 09.08.12, il déclarait sur R.T.L. être intervenu suite à l'appel d'un journaliste du groupe SUD-PRESSE. Interpellé par la démarche, il a voulu s'informer à bonne source et déclare aussitôt sur les ondes que les Sœurs Clarisses ne changeront pas d'avis en dépit de la perspective que Betty et Pol MARCHAL viennent d'apercevoir.Pas ou pas encore ? La question reste posée. La légèreté en la matière est inquiétante.

 Par ailleurs, depuis le début, il est permis de s'étonner de la volonté de certaines personnes de répandre l'inversion des données du problème. C'est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle de prétendre que les Sœurs Clarisses accueillent Michèle MARTIN parce qu'elle est libérée (et ne sait où aller). En effet, le Tribunal d'Application des Peines s'est prononcé en sa faveur parce que son dossier indique que les Sœurs Clarisses sont disposées à l'accueillir. De même quand il est affirmé qu'elle n'a pas de famille ! Mais un cousin aurait déposé des meubles à Malonne. Et elle a des enfants. ... Bien sûr, ils ne sont pas disposés à la recevoir !

 Certe, la vocation de l'Ordre religieux  mérite le respect et la voie dans laquelle la Communauté s'engage réclame du courage. La décision de la Communauté n'autorise aucune hostilité. Mais toutes les conséquences ont-elles été mesurées ? S'agit-il simplement d'offrir une "prison dorée" à Michelle MARTIN ? "Elle sera libre !" a-t-on entendu le 6 août en réunion à MALONNE alors que nul n'imagine lui ouvrir tout simplement la porte vers la rue. "L'accueil au Monastère est la première condition de sa libération" a-t-on pu lire et entendre. Un monastère, un couvent, une abbaye deviennent-ils les palliatifs de notre système carcéral, notamment chargé de la réinsertion des détenus ? Sans négliger la pénible question de leur personnalité et de leurs antécédents !

 Comme le disait Jean-Denis LEJEUNE au sortir de la réunion destinée aux Malonnois le 6 août en soirée à propos des conditions  - des raisons ! -  de la libération de Michelle MARTIN : "Ce n'est pas explicable. C'est expliqué !" A moins qu'un nouveau délai intervienne, alors que le même Jean-Denis LEJEUNE s'inquiète d'une prochaine décision similaire en faveur d'un certain Marc DUTROUX.

 Toujours est-il que depuis le début, dans cette affaire, la communication est lamentable. Et le terme est faible. Espérons que la réflexion ne soit pas à l'aune de celle-ci, comme le seraient alors l'accueil et la compassion accordés aux parents de la malheureuse An MARCHAL.  

Charles MALISOUX

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