14/08/2012

Namur: les SDF de plus en plus confrontés à des agressions

IMG_1341a (Copier).jpgDeux agressions en trois semaines entre SDF dans le centre de Namur (voir archives du blog du 21 juillet). Hasard ou tendance inquiétante? “ En tout cas, c’est bien pire qu’avant! ” témoignent plusieurs sans-abris namurois, également victimes d’agresseurs nocturnes. Mais pour éviter les problèmes, ils appliquent tous la même règle: la loi du silence. C’est un sujet dont les SDF parlent peu, même s’ils en sont les premières victimes. Ces dernières semaines, le centre de Namur a été le théâtre de deux bagarres au couteau entre sans-abri. Une violence presque gratuite quand on sait que l’objet du conflit peut se résumer à un sac-à-dos. Doit-on en déduire que nos SDF namurois (sur)vivent dans un climat de plus en plus tendu? “ Oui parce qu’aujourd’hui, les bagarres, c’est tous les jours! ” répond un mendiant d’une cinquantaine d’années installé devant l’église Saint-Joseph, dans la rue de Fer. Il y a deux types d’agresseurs. D’abord les SDF ou squatteurs qui veulent “ marquer ” leur territoire en arrivant à Namur. Ensuite des bandes de jeunes qui circulent à travers le centre-ville dans l’unique but de “ tabasser ”. Un couple de mendiants installé à ses côtés en a justement fait les frais. “ C’est arrivé la semaine passée ” raconte lentement Anne (nom d’emprunt), qui ne veut pas courir le risque d’être identifiée par ses agresseurs en parlant à la presse ou à la police. “ Deux jeunes m’ont agressé tout près de la gare dans la soirée. J’étais seule. Ils ont essayé de me violer. Je n’ai pas vu leur visage... ” “ ”Un peu plus loin, au milieu de la place de la Station, une bande de quatre sans-abri namurois font le même constat. “ Mais on a trois règles: tu dis rien, t’as rien vu, t’as rien entendu. Bref, c’est l’omerta! ” Histoire de ne pas avoir des représailles. “ Entre SDF namurois, on se respecte et on ne se mêle pas des affaires des autres. Le vrai problème, ce sont tous ces toxicos qui viennent d’ailleurs pour foutre la m***. Il y a deux-trois ans, j’ai proposé à un gars de la rue de s’abriter dans notre squat. Dès la première nuit, il a tenté de nous agresser au cutter. Je n’ai pas eu le choix: j’ai sorti mon couteau et je l’ai planté. ” http://www.lameuse.be

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