28/08/2012

Michelle Martin est libre: elle devrait sortir aujourd'hui de prison et aller au couvent de Malonne

IMG_5022 (Copier).JPGLa Cour de Cassation a donc suivi l’avis de l’avocat général et rejeté les pourvois introduits par le Parquet et les parties civiles. Michelle Martin peut donc bénéficier d’une libération conditionnelle et devrait sortir dès ce soir de la prison de Berkendael où elle était détenue. “ si ce n’était pas le cas, ce serait de la détention arbitraire ” avait souligné son avocat Me Moreau. La suite des événements est prévu comme suit: Michelle Martin devrait être convoquée dans le bureau du directeur où elle se verra signifier sa libération conditionnelle, et signer les documents requis. Elle repassera alors en cellule prendre ses affaires, et s'habiller en tenue civile, avant de pouvoir être conduite en fourgon vers le couvent de Malonne, sans doute dans la soirée. Dans son avis, l’avocat général a rappelé que le pourvoi en Cassation n’était pas un recours supplémentaire. Il a également souligné que le pouvoir judiciaire avait à plusieurs reprises attiré l’attention du législateur sur le fait qu’il n’existait aucun appel possible dans le cadre de la procédure de libération conditionnelle. L’avocat général avait estimé que les victimes avaient suffisamment été prises en compte dans la décision du TAP, alors que le parquet faisait remarquer que certaines victimes n’avaient pas pu confirmer les mesures d’éloignement qu’elles réclamaient initialement. L’avocat de Michelle Martin, Me Thierry Moreau, partageait globalement l’avis de l’avocat général. Il a souligné que le tribunal de l’application des peines “ne devait pas suivre tout ce que les victimes demandaient” mais trouver un équilibre. Il a déclaré garder confiance en les soeurs Clarisses et en la population de Malonne. Il espère que celles-ci contribueront à une bonne réinsertion de sa cliente et au rachat de cette dernière vis-à-vis de la société. “J’ignore encore comment les choses se dérouleront pratiquement.” L’avocat de l’ex-femme de Marc Dutroux rappelle qu’une réflexion est nécessaire sur le traitement de cas emblématiques comme celui de Michelle Martin. “Il faut un meilleur respect des droits fondamentaux. Ma cliente a violé des droits fondamentaux par ses actes, mais doit-on pour autant ne pas respecter les droits d’une personne humaine? Michelle Martin souhaite se racheter vis-à-vis de la société et cette possibilité de réinsertion en est le moyen”, a-t-il souligné. Enfin, Me Thierry Moreau trouve très digne et courageuse l’attitude des soeurs Clarisses, qui acceptent d’accueillir Michelle Martin en cas de libération. “Je sais qu’au milieu des nombreuses critiques qui se sont abattues sur elles, elles ont également reçu plusieurs marques de soutien pour leur acte". http://www.lameuse.be

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