28/09/2012

L'arrivée de Michelle Martin chez les Clarisses influence le nombre de débaptisations

IMG_4486 (Copier).JPGLe nombre de débaptisations avait diminué en Belgique après le pic enregistré en 2010. Mais on note un «effet Michelle Martin» ces dernières semaines. «Tout d’abord, on ne dit pas débaptisation, parce qu’une fois qu’on a reçu un sacrement, on ne peut plus le retirer», corrige le père Tommy Scholtès, porte-parole de la conférence épiscopale de Belgique. «On ne raye pas non plus le nom de la personne du registre, parce qu’il s’agit d’un acte officiel.» La personne qui choisit de sortir de l’Eglise catholique doit en faire la demande par écrit au curé de sa paroisse ou, plus directement, au diocèse dont sa paroisse de baptême fait partie. «Plus les informations fournies dans la demande sont précises, plus le traitement du dossier est rapide», souligne Raphaël Collinet, vicaire judiciaire au diocèse de Liège.Le diocèse contacte la paroisse de baptême de l’apostat et fait apposer à côté du nom un e mention, qui peut varier légèrement d’un diocèse à l’autre, mais qui précise que la personne «a fait défection de la foi et de l’Eglise catholique». «J’envoie ensuite un courrier à la personne pour lui dire que c’est fait et pour lui exposer les conséquences de son choix», précise Jean-Pierre Lorette, vicaire épiscopal du diocèse de Tournai. Les diocèses demandent souvent des frais de secrétariat, à savoir une enveloppe libellée et plusieurs timbres -six ou sept- pour assurer l’ensemble de la correspondance. Le diocèse de Liège a enregistré 67 demandes de débaptisation depuis le début de l’année, «et beaucoup font suite à l’arrivée de Michelle Martin au couvent des soeurs Clarisses à Malonne», note M. Collinet. Le diocèse de Tournai ne dispose pas encore de chiffres pour l’année 2012, mais certaines demandes mentionnent aussi Michelle Martin. Le diocèse de Namur-Luxembourg ne dispose pas de statistiques en la matière. En Flandre, on a enregistré 1.827 débaptisations en 2011, après un pic de 6.382 en 2010. «Mais rappelons aussi qu’on célèbre toujours 60.000 baptêmes par an», nuance Tommy Scholtès. Il est en outre toujours possible de revenir sur sa décision et de réintégrer l’Eglise catholique. http://www.lameuse.be

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