20/06/2013

Une sœur raconte le quotidien de Martin: «Parfois, elle s'absente pendant plusieurs jours...»

IMG_4484 (Copier).JPGMichelle Martin cherche un appartement et cherche à travailler dans l’aide... aux personnes. Parallèlement, on en sait un peu plus sur ce qu’elle fait de ses journées lorsqu’elle est sensée être au Couvent de Malonne. Une soeur des Clarisses nous en parle.Au couvent de Malonne, Michelle Martin est «  chez elle  », affirme l’une des sœurs clarisses. Dès lors, « elle reçoit qui elle veut dans la partie qu’elle occupe. Elle rentre à l’heure qu’elle veut. Elle cuisine ce qu’elle a envie et ne participe à aucune activité commune à caractère religieux. Nous n’avons d’ailleurs jamais abordé l’aspect religieux avec elle. Il n’a jamais été question de cela. Ce n’est pas dans le contrat  », insiste l’une des hôtes de Michelle Martin.

« Elle a de nouveaux amis »

Et dans ce contrat, justement, il est prévu que Michelle Martin travaille pour la communauté religieuse. « Quatre heures par jour seulement. Le reste du temps, elle le consacre à ses formations et à tout ce qui peut l’aider à sa réinsertion sociale. Elle a le contact très facile et est parvenue à se faire de nouveaux amis. Pour ce qui est d’une relation amoureuse, elle songe d’abord à se reconstruire. Lorsqu’elle aura un travail et un logement, à ce moment-là, pourquoi pas  », poursuit la sœur.

Au couvent de Malonne, Michelle Martin reçoit régulièrement des visites. «  Ses enfants sont venus plusieurs fois. Elle peut cuisiner pour eux d’ailleurs. Elle s’organise de son côté. Il arrive que je ne la croise pas pendant des jours, toute une semaine parfois. Elle va où elle veut. Lorsqu’elle s’absente plusieurs jours, elle nous prévient. Elle est très polie avec nous. »

Au couvent, Michelle Martin a accès à internet aussi. Mais elle n’y consacrerait que très peu de temps.

Pour les clarisses, la condamnée en liberté conditionnelle travaillerait donc quatre heures par jour. «  Elle nettoie, elle cueille les fruits dans le jardin, elle fait un peu de couture  », précise l’une de ses hôtesses.

« Elle ne viendra pas avec nous »

Pour ce qui est du déménagement des clarisses vers la capitale, à Woluwe-Saint-Pierre précisément, elles partiront sans Michelle Martin. «  Ça, c’est certain. C’est ce qui était d’ailleurs prévu dans le contrat, avant même qu’elle ne vienne ici donc. Les franciscains ont marqué leur refus de l’accueillir. Nous n’avons pas à le leur imposer  », poursuit la sœur avant d’affirmer que Michelle Martin laissera un bon souvenir à la communauté des religieuses. «  C’est une femme qui a beaucoup de qualités. Nous l’avons accueilli comme étape intermédiaire. Elle va désormais pouvoir reconstruire sa vie ailleurs », conclut la sœur. http://www.lameuse.be

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